Témoignage : " La Cellule d’Appui du SMES-B, un autre regard sur le social ! "

Depuis le jour où la Cellule d’Appui m’a ouvert ses portes et a accepté de partager avec moi une partie de son expérience, je savais qu’un stage d’assistante sociale (AS) dans une équipe comme celle-là allait enrichir mon expérience. Je n’avais pas une idée bien précise des objectifs, des missions et des valeurs qui sont à la base du travail social. A la Cellule d’Appui, je me suis confrontée à la réalité du terrain. J’ai compris la spécificité de cette équipe dans son secteur d’activité.

Il y a trois profils professionnel à la Cellule d’Appui du SMES-B : un psychiatre, une assistante sociale et une psychologue qui remplit par ailleurs la fonction de coordinatrice. Ils viennent en aide à la fois aux travailleurs sociaux et aux professionnels de la santé qui sont dans l’impasse vis-à-vis de la situation dans laquelle se trouvent les personnes qu’ils suivent. Ces dernières, cumulant à la fois une précarité sociale et des problèmes psychiques, sont généralement en rupture avec les divers services sociaux. La Cellule d’Appui intervient lorsqu’ils sont contactés par des travailleurs qui ont épuisé toutes les ressources possibles à leur niveau pour aider des personnes en grande détresse sociale et psychologique, et qui rejettent toute forme de soutien ou d’aide.

L’équipe est convaincue qu’une personne ne se définit pas simplement par ses problèmes quelle que soit leur nature. A chaque demande, l’équipe essaye d’émettre une vision globale et intersectorielle mettant à profit une synergie des trois fonctions professionnelles. Leurs réponses sont guidées par des valeurs humanistes qui influencent leurs actions et leurs réflexions sur l’être humain sans lui mettre d’étiquette. Ces réponses sont élaborées en collaboration avec le réseau de la personne concernée tout en respectant son identité, son rythme, ses demandes et ses opinions, et en lui laissant du temps et de l’espace. Le processus d’aide et d’accompagnement se construit progressivement en marquant des temps d’arrêt pour réévaluer la situation, son évolution, les choix de la personne, et ce qui a fonctionné ou non.

En tant que stagiaire AS, je pense que le champ du social a besoin de plus d’équipes comme la Cellule d’Appui du SMES-B pour permettre un accompagnement sur mesure des travailleurs sociaux mais aussi des personnes dans le besoin.

Selon moi, une équipe comme celle-là a besoin de plus de subsides pour répondre au plus de demandes possibles. Cela permettrait également une visibilité plus large de son travail sur le terrain, et pourquoi pas en dehors de Bruxelles. Cela donnerait aussi la possibilité de développer davantage de programmes de formations adressés aux intervenants de 1e ligne.

Comme future travailleuse sociale, j’aimerais que les politiques sociales proposées par l’État concernant les personnes en grande précarité du secteur sans-abri ne soient pas des mesures d’urgence mais plutôt des mesures constructives. Enfin, une personne dans le besoin ne doit pas recevoir une aide parce qu’il fait trop froid ou trop chaud, mais parce qu’elle mérite de mener une vie digne.

Merci à la Cellule d’Appui d’avoir contribué à mon épanouissement personnel et professionnel !

Marina LUNGU
HE2B
Stagiaire AS-Cellule d’appui