Rapport d’activitéS 2015

15/03/2016

Même si l’accessibilité aux soins est une préoccupation politique depuis près de cinquante ans – création de l’INAMI –, elle est loin d’être acquise dans les toutes les couches sociales. Pour les publics les plus précarisés, elle soulève encore de nombreuses questions et ne peut être que le résultat d’une meilleure collaboration entre les acteurs au travail avec ces populations, collaboration soutenue par les pouvoirs publics.

Certaines structures luttent contre les exclusions en prévoyant, par le renforcement de liens existant ou par des créations innovantes, d’autres mesures pour pallier aux difficultés d’accès aux soins rencontrées par les personnes sans domicile ou en domicile précaire, qui se trouvent en marge des soins hospitaliers et des services d’aide sociale. Du point de vue des intervenants sociaux, la création de ces Réseaux Santé joue un rôle déterminant dans la facilitation du travail d’insertion de nombreux bénéficiaires cumulant difficulté psychique et grande précarité, soutenant, par exemple, les rencontres intersectorielles entre acteurs de terrain.

Les indices d’inégalités montrent qu’actuellement 15% de la population belge vit en dessous du seuil de pauvreté. Ce pourcentage passe à 20 lorsqu’on considère la population bruxelloise. Un autre rapport, émis par le Cabinet de Madame Maggie De Block, Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, à l’Intégration sociale et à la Lutte contre la pauvreté, présenté lors de l’ouverture de la journée « Tables rondes sur l’accès aux soins pour les populations vulnérables en Belgique », fait état du fait que 42% des Bruxellois vivraient sous le seuil de pauvreté si la sécurité sociale, telle que nous la connaissons, n’existait pas.1 Corrélativement à ce constat de paupérisation, la dégradation de l’état de santé d’une partie de la population alimente encore le recul de l’accessibilité aux soins par un phénomène de « report de soins », qu’il s’agisse de soins physiques ou psychiques. La mise en place de dispositifs visant à améliorer le « bien-être » des personnes en difficulté sociale questionne les relations entre travail social et santé mentale.

 

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